La Vénitienne ou « le rêve impossible » de Vladimir Nobokov

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« Elle est comme vivante, dit Simpson d’un air songeur. On pourrait croire aux récits mystérieux sur les portraits qui deviennent vivants. J’ai lu quelque part qu’un roi est sorti de sa toile et dès que… Magor se répandit d’un rire doux et cassant. 

 -  Ce sont des bêtises bien entendu. Mais il existe autre chose, le contraire si je puis dire… 

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(« Inspiration » dessin de Corinne Bellet, encre et café. Voir le site de C Bellet accessible par la rubrique « liens »)

… Voici ce qui arrive, poursuivit-il sans se hâter ; imaginez qu’au lieu de faire sortir du cadre la figure représentée, quelqu’un réussisse à entrer lui-même dedans. Cela vous fait rire, n’est-ce pas ? Je l’ai fait cependant maintes fois… Je finissais par me décider. Je m’arrachais de la vie et je pénétrais dans le tableau. Sensation merveilleuse ! … Je devenais une partie vivante de l’œuvre et tout prenait vie autour de moi. »

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Ajoutons que Maureen, l’un des personnages de la nouvelle de Vladimir Nabokov, ressemble trait pour trait à celui peint par Luciani (dit « del Piombo ») au XVI° siècle, ajoutons…  

Les mystères qui s’emboîtent en quelque sorte les uns dans les autres donnent ainsi une impression d’infini. C’est bien sûr tout l’art, l’art de la fiction, de la littérature qui est comme « condensé » dans cette nouvelle. 

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Nabokov est un auteur de « l’impossible ». Il faut non pas imaginer ce qui est possible, ou une possibilité parmi tant d’autres, fut-elle la plus surprenante, pour écrire un roman, il faut imaginer ce qui est hors de toute possibilité. Là aussi est la poésie, la musique et peut-être aussi la philosophie.  

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« Lolita », « Ada » sont de grands romans : ils nous en disent plus sur nous-mêmes et sur la vie que beaucoup d’autres. Parce que « l’impossible » en est la source.    

 piombo15.jpg035.jpgpiombo15.jpg NB : « La Vénitienne » peut-être découverte dans les « Nouvelles complètes » qui viennent de paraître dans la collection Quarto (éditions Gallimard) 



Lorand Gaspar: l’approche de la parole

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« Ce matin qui vient se poser si frais dans tes yeux  tout pleins encore de fragiles porcelaines  le jour poreux  son long baiser de laine tout ce corps resté pour nuit quelque part. » 

(« Connaissance de la lumière » in « Le quatrième état de la matière »)

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Ces mots sont ceux du poète, mais aussi du médecin, historien, essayiste, traducteur et photographe Lorand Gaspar. C’est sa parole qui constitue ce nouvel « article » : sa parole suffit, elle se suffit. Et sans doute nous suffit-elle. 

« Et si les mots s’avèrent parfois impuissants à communiquer un moment de « vraie vie », à faire partager ce qui est apparu comme une connaissance vive, puissent-ils du moins témoigner d’un immense désir de lumière partageable » 

(« Feuilles d’observation »)

« Et nous, follement légers, courons vers les crêtes d’où se jettent ensemble les couleurs. » 

(« Judée »)

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« Et il me semble que notre pensée, notre art, que je vois inséparables de la vie de notre corps – tout cela c’est notre vie, c’est vivre – ne peuvent exister qu’à l’intérieur du tissu humain commun, lui-même lié nécessairement à celui non-humain dans lequel il reste immergé, même si nous l’en voyons émerger. » 

(« Andante » in « Approche de la parole »)

« Tout ce qui se produit dans notre corps…ces résonnances ou interactions entre corps humain et corps musical, peuvent donc être perçus comme des sentiments. »  (op. cit.)

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« Ce que nous appelons beauté, n’est-ce pas le sommet du vivant ? »   (op. cit.) « A propos de musique, on parle toujours de temps, alors que la présence génétique du Vivant, du Mouvant m’y apparaît beaucoup plus fondamentale. » (op. cit.)« Aux errants, aux insomniaques de reprendre la route.  Et où sont nos enchanteurs, nos mages, nos musiciens ? » 

(« Judée »)

« Figures où le mouvement a pris feu un instant, où le temps et la peur se sont donnés, apaisés dans une main.  Jour et nuit dans nos os, dans nos mots le bruit des vents et des vagues, la musique des meules. Et la lumière respire où elle peut. »  (« Feuilles d’observation »)

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« La montée au soir d’une autre, d’une tactile lumière, sorte de vivant pollen de la densité devenue poudreuse et transparente des corps, comme si les battements de tous les capillaires, le resserrement et l’expansion de tous les poumons de la vie, de tous les mouvements – des plus infimes aux plus amples, des presque immobiles à celui absolu – des millions d’années de vie devenaient soudain à la fois visibles et comme palpables dans les flancs érodés des montagnes. » 

(« Le désert vivant »)

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« La tendresse d’une caresse »: « Contre-critique » de la raison photographique, suite et fin

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« Est-il possible de percevoir dans une image ce qui n’a pas d’image ? » 

C’est une question que pose un personnage de « L’idiot », le roman de Dostoïevski. Jérôme Thélot la pose en introduction de son chapitre intitulé « La passion de l’image ».  Est ainsi posée la question de l’être et de l’apparence. Dans l’image de la personne aimée, que vois-je ? Son apparence ou son amour ? Sa beauté ou mon désir ? Ses traits souriants ou ce qu’elle est au plus profond d’elle-même et qui m’émeut plus encore que lorsqu’elle rit aux éclats ?

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Cette interrogation est formulée par Jérôme Thélot comme si l’être et l’apparence étaient de natures différentes, comme si leurs statuts ontologiques étaient opposés. C’est là que se situe probablement la question principale que contient la « Critique de la raison photographique ». Parce que c’est bien de cela qu’il s’agit quand on cherche dans l’image la « ressemblance », c’est-à-dire l’unité de l’être et de l’apparence du modèle, telle que Thélot la définit magnifiquement. Mais c’est bien de cela qu’il s’agit lorsqu’en outre on dit, pour renforcer cette thèse, que cela « dans la photographie ne peut se produire que par hasard. »

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Ce que veut exprimer notre « contre-critique » c’est que cela apparaît nécessairement, inévitablement.  Et que, lorsque cela ne se produit pas c’est là que le « hasard » serait peut-être intervenu. Cette « nécessité » pourquoi peut-on prétendre qu’elle est la condition-même de la photographie ? Parce que l’être et l’apparence ne sont pas distincts d’un point de vue ontologique ou phénoménologique.

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Ce qu’il y a dans une photographie c’est l’être du modèle, en tant qu’il ne saurait ni se distinguer, ni être distingué par quelque point de vue que ce soit, de son apparaître. Que l’on peut bien appeler apparence. En ce sens il n’y a pas de « ressemblance » ; puisqu’il ne saurait y avoir de distinction ou de dualisme. On posera sans aucun doute la question de toute photographie. En disant que certaines photographies oui, et d’autres non. C’est comme si l’on posait la question de tout tableau, de toute musique !

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Ce qui est fondamental sans doute c’est que la photographie ait ce pouvoir de montrer l’invisible dans le visible et avec lui, en même temps que lui et indissolublement. Car l’être est un « pouvoir », une « production ». Ce que fait ainsi la photographie elle le fait donc, non par effet de« ressemblance », car alors cela signifierait que les traits mesurables du modèle en sont seuls la vérité. Et l’on voit bien qu’une photographie ne saurait nous dire rien d’autre de plus ou de mieux qu’une esquisse, qu’une approximation si « authentique » soit-elle de son modèle et de ses « traits ».

 203.jpg203.jpg203.jpg203.jpg Ce que nous fait voir la photographie, comme toute création esthétique, comme toute « sculpture », c’est soi. C’est nous-mêmes. Parce que ce que nous sommes c’est ce que nous éprouvons et que rien, à aucun moment, ne peut séparer notre vie de sa propre épreuve, que ce que fait apparaître une photographie ça n’est jamais quelque chose d’extérieur à nous-mêmes.

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C’est la vie de l’être aimé, c’est la charge du passé sur le visage d’un vieillard, c’est la joie d’un enfant, c’est aussi la vie quotidienne, douloureuse et heureuse des habitants des villes ou du hameau, au loin dans les montagnes. Et c’est cela que nous ressentons, que nous éprouvons dans un « pathos » qui provient de cette « création » et qui ainsi, n’étant pas le nôtre, le devient. Et c’est donc aussi ce qu’il y a de nous dans le vase sans fleurs, dans l’étrange maison, dans tout ce qui n’est pas nous, dans tout cela qui ne nous ressemble pas et qui peut faire « l’objet » d’une photographie.

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Mais tout ceci –ces « sujets » qu’a saisis le photographe- ne ressemble pas davantage à sa propre objectivité. Toute photographie a beau être saisie par un « objectif », toute photographie est une subjectivité. La nôtre, qui la découvrons. Parce qu’elle est d’abord, en même temps, au même instant, celle du photographe. Parce qu’elle est d’abord, en même temps, au même instant, celle du modèle quand celui-ci est une vie : comme nous le sommes.

  

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Et, il n’y a qu’une vie…Et la photographie peut être cette vie : elle peut la montrer. Elle a ce pouvoir que seul l’art, dans la vie, nous fait rencontrer. La photographie n’est pas une « œuvre dévoilante » comme l’écrit Jérôme Thélot dans le dernier chapitre de son livre. La photographie n’a pas à révéler que « la subjectivité n’est pas du monde. » Comme si « …l’essence de la subjectivité était d’une autre essence que le monde. »  

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Bien plutôt, la photographie nous montre qu’il n’y a pas deux « essences », mais qu’au contraire il n’y a de subjectivité qu’au même instant où celle-ci est au monde. A-t-on jamais vu une subjectivité hors du monde ? La réponse qu’elle serait invisible n’est pas plus satisfaisante…à moins qu’il y ait quelque part ce que Nietzsche appelait des « arrière-mondes ». Il faut donc se rendre à l’évidence : on peut voir l’invisible.   unange.jpgC’est même dans la visibilité que celui-ci est toujours.  Il n’y a pas de « pouvoir » qui ne soit un accomplissement. Il n’y a pas de tendresse sans une main qui caresse, sans un regard, sans un sourire, sans une attention…

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De Lily Dahl à Marilyn Monroe (avec Siri Hustvedt): la vie, la littérature, le théâtre, la peinture et la musique…

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 « …Il ne commençait pas à faire noir? Je ne prétends pas que n’avez rien vu, mais comment pouvez-vous être aussi sûr? »

Décidément « L’instant » n’est pas souvent dans ce qu’il convient d’appeler « l’actualité ».

Voici en effet quelques lignes qui concernent un roman publié pour la première fois aux Etats-Unis et en France en 1996 (éditions Actes Sud; aujourd’hui collection Babel)

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Et dont vient, bien sûr, la citation qui les introduit.

« L’envoûtement de Lily Dahl » – c’est le titre de ce roman - est l’oeuvre de Siri Hustvedt.

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Si l’on ne s’arrête pas à ce qui constitue « l’histoire » racontée par Siri Hustvedt, si l’on ne s’en tient pas aux événements plus ou moins mystérieux qui surviennent dans la vie de la jeune femme du nom de Lily Dahl, on découvre d’autres mystères dans ce roman.

Des mystères bien plus étranges, bien plus fascinants que la succession de faits pourtant extrêmement intrigants qui font le quotidien de Lily. Et qui sont ce que l’on pourrait appeler « le suspense » de ce livre.

Il faisait noir. Qu’avons nous vu? Sommes-nous certains de ce que nous voyons? Sommes-nous certains de ce qui semble être ou apparaître, de ce qui est, « assurément », des autres, et même de nous-mêmes?

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Lily, serveuse dans un café restaurant est aussi actrice de théâtre.

« Mais Marilyn avait modifié l’idée que se faisait Lily du métier d’acteur, elle avait commencé à se demander si ce n’était pas un moyen de se trouver très près du coeur des choses, si jouer la comédie ne vous rapprochait pas de la vie plutôt que de vous en éloigner. »

Non pas que la vie soit un « théâtre », une suite plus ou moins réussie de faux-semblants, de mensonges.

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Mais au contraire, Lily a compris; elle sait, stupéfaite par Marilyn, sidérée, envoûtée par elle (ici s’extrapole le roman dans cette « interprétation », dans cette lecture), que là où se trouve la vie, là il y a une part de rêve, une part d’imaginaire.

Lily sait que la vie n’est vécue que lorsqu’elle est animée, lorsqu’elle est cette vie qui invente, qui s’invente. Comme un personnage de théâtre ou même comme celui d’un roman, d’une fiction totale, s’il le faut.

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La vie est un songe, un imaginaire. Là même où elle est le plus elle-même, là où elle est la plus « concrète », la plus incarnée. Et c’est « Le songe d’une nuit d’été » que répète Lily.

« Rappelez-vous ceci: Hermia n’est ni plus ni moins que les mots sur la page, les dire c’est être elle. C’est aussi simple que ça. La qualité de votre jeu dépend, néanmoins, de votre capacité à donner corps au langage. Et ça – Mabel pointa l’index vers Lily – c’est spirituel. »

C’est ce que lance à Lily l’un des personnages du roman, une vieille dame, disons « expérimentée », connaisseuse de la vie comme elle va ou ne va pas…

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Un personnage de roman s’il n’a pas la même réalité qu’un personnage de la « vraie vie » est cependant plus près de la vie que celui-ci.

Le personnage de roman, comme celui du théâtre, a un corps. Le corps que l’acteur, que le lecteur, que le spectateur aussi, lui donnent. Il vit, en chacun d’eux, ce personnage. Et aussi, à tous ceux-là, il donne vie. Il leur apporte cette part de « volonté » qui est la vie elle-même, cette part d’imaginaire, de fiction, qui est le réel. Ou, plutôt qui fait que le réel est réel, qui est la possibilité de tout. C’est cette part de « fiction », c’est-à-dire pour le dire autrement, cette part d’invention infinie qui est la condition de toute possibilité. C’est l’impossible, sans doute, pour le dire encore avec d’autres mots, qui permet le possible, le réel.

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Et Siri Hustvedt dit la même chose:

 » – Les livres?

- Les livres?

- Oui, je voulais vivre une grande vie passionnée, pleine de risques, de beauté et de douleur.

- Et tu l’as eue? … Ta vie a été comme ça?

- Je crois que ce n’est pas tant ce qui arrive dans la vie que la façon dont on se représente ce qui arrive, dont on colore les événements… J’avais lu beaucoup de livres, et ces histoires écrivaient la mienne, si tu vois ce que je veux dire…

- C’est pour ça que tu me donnes tout le temps des livres à lire? »

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Dans « L’envoûtement de Lily Dahl » il y a cela de rare qu’il s’agit d’un livre dans lequel on se demande toujours ce qui va arriver. Et mieux: on se demande ce qui arrive. Et, au même moment ce livre est aussi et peut-être d’abord un livre émouvant. Émouvant parce que ce qui arrive et qui demeure pour une part énigmatique est en même temps extrêmement familier: tout cela qui arrive c’est ce qui nous arrive à nous aussi.

On vient de le voir en un autre sens.

« Familier » donc est ce roman de Lily Dahl.

Parce que la vie n’est pas faite, d’un côté de tâches « triviales » et de l’autre de tâches « nobles » ou extraordinaires.

« Elle se demanda pourquoi on pouvait avoir envie de peindre sans rien représenter, et puis décider de ranger sa chambre » se demande Lily.

Peindre sans rien représenter, voilà un acte exceptionnel, détaché du « réel »… tandis que ranger sa chambre…

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Mais concevons que ces différentes actions ne sont pas contradictoires, pas opposées, pas si différentes que cela. Elles sont la vie. Et si l’on ne savait pas accomplir les tâches ménagères, si l’on n’était pas un individu « concret », fait de chair et d’os, on ne pourrait sans doute pas se livrer à une quelconque activité « spéculative » ou « artistique ». Non par impossibilité « physique » ou « matérielle » mais tout simplement parce que ces deux types de tâches sont du même ordre, du même monde. Puisqu’il n’y a qu’un seul monde. Et pas non plus, comme disait Nietzsche, d’arrière-monde.

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« La musique était émotion pour elle, alors, moins le reflet d’un sentiment que le sentiment lui-même. »

Et là, tout est dit…

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C’est pour cela, pour cette même raison, pour tout ce qui vient d’être explicité que, vers la fin du roman, Lily se dit:

« … il a disparu, cet instant, ce « maintenant ». Ça n’existe pas, « maintenant », en réalité. Même prononcer le mot « maintenant », ça prend trop de temps. Maintenant glisse tellement vite dans le passé que ce n’est rien du tout… le temps est inexprimable. »

« L’instant » s’en tient là, pour le moment, à propos de Lily Dahl et Siri Hustvedt: à cette dernière il faut laisser « le dernier mot ».re

Ci-dessous on pourra cependant écouter « Le songe d’une nuit d’été » de Mendelsshon, en « contrepoint ». 

http://www.musicme.com/Eugene-Fodor/albums/Le-Songe-D%27un-Nuit-D%27ete-0743217402822.html?play=01

Et aussi celui de Sir Benjamin Britten qu’il faut partager avec une attention toute particulière.

Le voici donc:

http://www.musicme.com/Beaux-Arts-Trio/albums/A-Midsummer-Night%27s-Dream-0028945412221.html?play=01



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