Lorand Gaspar: l’approche de la parole

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« Ce matin qui vient se poser si frais dans tes yeux  tout pleins encore de fragiles porcelaines  le jour poreux  son long baiser de laine tout ce corps resté pour nuit quelque part. » 

(« Connaissance de la lumière » in « Le quatrième état de la matière »)

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Ces mots sont ceux du poète, mais aussi du médecin, historien, essayiste, traducteur et photographe Lorand Gaspar. C’est sa parole qui constitue ce nouvel « article » : sa parole suffit, elle se suffit. Et sans doute nous suffit-elle. 

« Et si les mots s’avèrent parfois impuissants à communiquer un moment de « vraie vie », à faire partager ce qui est apparu comme une connaissance vive, puissent-ils du moins témoigner d’un immense désir de lumière partageable » 

(« Feuilles d’observation »)

« Et nous, follement légers, courons vers les crêtes d’où se jettent ensemble les couleurs. » 

(« Judée »)

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« Et il me semble que notre pensée, notre art, que je vois inséparables de la vie de notre corps – tout cela c’est notre vie, c’est vivre – ne peuvent exister qu’à l’intérieur du tissu humain commun, lui-même lié nécessairement à celui non-humain dans lequel il reste immergé, même si nous l’en voyons émerger. » 

(« Andante » in « Approche de la parole »)

« Tout ce qui se produit dans notre corps…ces résonnances ou interactions entre corps humain et corps musical, peuvent donc être perçus comme des sentiments. »  (op. cit.)

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« Ce que nous appelons beauté, n’est-ce pas le sommet du vivant ? »   (op. cit.) « A propos de musique, on parle toujours de temps, alors que la présence génétique du Vivant, du Mouvant m’y apparaît beaucoup plus fondamentale. » (op. cit.)« Aux errants, aux insomniaques de reprendre la route.  Et où sont nos enchanteurs, nos mages, nos musiciens ? » 

(« Judée »)

« Figures où le mouvement a pris feu un instant, où le temps et la peur se sont donnés, apaisés dans une main.  Jour et nuit dans nos os, dans nos mots le bruit des vents et des vagues, la musique des meules. Et la lumière respire où elle peut. »  (« Feuilles d’observation »)

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« La montée au soir d’une autre, d’une tactile lumière, sorte de vivant pollen de la densité devenue poudreuse et transparente des corps, comme si les battements de tous les capillaires, le resserrement et l’expansion de tous les poumons de la vie, de tous les mouvements – des plus infimes aux plus amples, des presque immobiles à celui absolu – des millions d’années de vie devenaient soudain à la fois visibles et comme palpables dans les flancs érodés des montagnes. » 

(« Le désert vivant »)

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