« Géricault, généalogie de la peinture » par Jérôme Thélot

 

 

Théodore Géricault (1791-1824) est un peintre universellement connu pour son « Radeau de la Méduse » (1818-1819).
Cependant il n’est pas certain que, selon le jugement d’une opinion très courante, il fasse partie des plus célèbres et des plus admirés des peintres français.

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On pourrait dire sans trop se tromper que l’œuvre de Géricault soit aussi reconnue qu’elle le mériterait.

Le livre que vient de publier Jérôme Thélot, « Géricault, généalogie de la peinture » (éditions L’Atelier Contemporain) nous dit pourtant toute l’importance de cette œuvre. Bien plus, il nous dit en quoi elle est essentielle.

De façon magistrale Jérôme Thélot ne se contente pas de définir en quoi la peinture de Géricault serait admirable, par exemple par sa technique, par sa manière, voire même par le choix de ses sujets. Ce qui serait déjà tout à fait passionnant sans doute.

Il nous dit plus certainement que Géricault manifeste dans sa peinture, dans chacun de ses tableaux, mais aussi dans chaque dessin, dans chaque esquisse, l’origine-même de la peinture. On pourrait dire, sans se tromper profondément, sans se tromper du tout peut-être même, que Géricault est ce peintre qui, plus que tout autre sans doute, dans chacun de ses sujets, fait voir et comprendre ce qu’est toute peinture, comment elle est possible, comment et en quoi elle advient. Un tableau de Géricault dit avant tout, en même temps que ce qu’il montre, la création elle-même : il en fait ou il en est peut-être la généalogie elle-même.

Mais il y a davantage encore dans ce livre, bien davantage. Là est sa valeur irremplaçable.

Jérôme Thélot nous montre de façon absolument lumineuse en quoi Théodore Géricault est le peintre de la condition humaine. Non pas de telle ou telle condition humaine, celle du naufragé, du soldat, du pauvre ou de l’égaré, mais la condition de tout homme. Il y a chez Géricault une dimension philosophique, sans les concepts, sans les mots, sans les discours, sans les théories. Cela fait assurément de ce peintre un très grand peintre.
Et, comme ce livre le dit, l’explicite, le montre de façon évidente, brillante, de telle sorte qu’à chaque page on espère la suivante, qu’à chaque paragraphe on se trouve déjà au suivant, on peut dire assurément qu’il s’agit aussi d’un grand livre.

Désormais, la plupart d’entre-nous ne regarderons plus (et ne garderons plus dans leurs mémoires) « Le Radeau de la Méduse »1 de la même manière. Mais surtout, grâce au peintre et à l’auteur nous en saurons désormais bien davantage sur nous-mêmes.

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Ci-dessus quelques-uns des tableaux commentés par Jérôme Thélot : « Cuirassier blessé quittant le feu » 1814, « Officier de chasseurs à cheval de la garde impériale chargeant »  1812, « Portrait de Laure Bro » 1818-1820, « Le monomane du vol » 1818-1819, « Portrait d’un carabinier en buste avec son cheval » 1812-1814. « Portrait de noir » (1812-1814)

1Jérôme Thélot avait publié en 2013 aux éditions Manucius « Géricault, le Radeau de la Méduse, le sublime et son double »



Avant Hopper: Vilhelm Hammerstoi

 

 

 

L’article consacré ici même à deux « précurseurs » français d’Edward Hopper, Valloton et Borgeaud, doit être complété par ces quelques images « empruntées » au grand peintre danois Vilhelm Hammerstoi (1864-1916), relativement méconnu en France.

Si la palette d’Hammerstoi n’est pas celle de Hopper, les sujets en sont proches et dans une certaine mesure ils disent des choses voisines et évoquent des rêves analogues. Comme Valloton et Borgeaud il est évident que Hammerstoi était emprunt de culture « réformiste ».

 

 

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Dans la lumière d’Edward Hopper: « La maison d’Hannah et autres fictions »

 

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Marshall’s house 1932

 

La maison d’Hannah est un livre composé de vingt fictions inspirées par vingt tableaux d’Edward Hopper comme autant d’ « histoires » inventées par l’auteur, au-delà des personnages et des paysages de ces toiles.

 

Malgré ce qu’ils montrent, ce qu’ils représentent, les tableaux de Hopper nous en disent beaucoup plus que ce qu’ils semblent nous faire voir. C’est pourquoi ils provoquent de façon si saisissante l’imaginaire de chacun d’entre nous.

Dans la lumière d'Edward Hopper:

Et, si ces « histoires » ne sont pas vraiment celles du peintre, elles sont cependant celles d’un spectateur qui, grâce à lui, invente de nouveaux mondes, parfois obscurs mais toujours épris de lumière, et qui tente de les offrir à son tour au lecteur comme des univers à partager.

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La maison d’Hannah et autres fictions est désormais disponible aux éditions Alter Ego. Si nécessaire on peut le commander directement à l’éditeur 3, rue Elie Danflous 66400 Céret en joignant un chèque de 18,50 €.

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La première présentation de ce livre par Michel Arcens aura lieu le 13 juin à 11h au Musée d’Art Moderne de Céret (Pyrénées-Orientales) avec le pianiste Fabrice Panayot et l’écrivain et journaliste Serge Bonnery, puis le 18 juin à 18h à la librairie Torcatis, rue Mailly à Perpignan. Le lendemain à 20h au cinéma « Castillet » à Perpignan, sera projeté à l’occasion de la parution de ce livre le film de Gustav Deutsch « Shirley, un voyage dans la peinture d’Edward Hopper ».

(La maison d’Hannah est signé par l’auteur de ce blog.)

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Les tableaux dEdward Hopper
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Edward Hopper: deux peintres comme une seule inspiration

Félix Vallotton

Félix Vallotton

 

 

Il vaut de remarquer que le peintre européen qui présente le plus d’affinités avec Hopper, Vallotton, venait comme lui d’une des terres de la réforme, en l’occurrence le pays de Vaud calviniste … tradition qui invite à douter de l’être sensible, à cause d’un Dieu trop proche – qu’on le sente vivant ou mort.

 

C’est ce qu’écrit Yves Bonnefoy dans « Edward Hopper : la photo synthèse de l’Etre » in « Dessin, couleur, lumière » (éditions du Mercure de France).

 

Cela est vrai assurément.

Félix Vallotton

Félix Vallotton

 

Mais il est un autre peintre qui, sans doute, inspira Hopper au même moment lorsqu’il séjourna en France. Ce peintre c’est Marius Borgeaud (1861-1924).

Bien moins connu que Félix Vallotton dont il fut l’ami, Borgeaud était, lui aussi, natif du pays de Vaud.

Marius Borgeaud

Marius Borgeaud

 

Vallotton, Borgeaud, Hopper : trois peintres pour qui la lumière était essentielle et pour qui le monde apparaissait à chaque instant épuré, comme dépouillé.

Marius Borgeaud

Marius Borgeaud

Marius Borgeaud

Marius Borgeaud

Marius Borgeaud

 



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