La « liberté idéale »

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Il y a de drôles « d’histoires  » dans l’histoire des idées.

Allez donc voir du côté des Etats-Unis d’Amérique et vous y trouverez à peu près tout ce qui a fait la démocratie. Vous y trouverez aussi le contraire. Caché sous une inversion des sens -évidemment du sens des mots, des concepts, des idées, comme l’on voudra- proprement hallucinante, d’un aveuglement total et absurde, d’une absence de culture, d’intelligence qui « saute aux yeux » sauf de ceux qui se servent du « double emploi » des signes pour atteindre des objectifs inavouables.

Il en est ainsi avec Ayn Rand (1905-1982) cette Russe devenu Américaine qui fut la maîtresse (à penser, s’entend; encore que « penser » semble beaucoup dire quand il s’agit de pareilles sottises) de gens aussi importants pour notre époque que le cow-boy Ronnie boy Reagan, Alan Greenspan qui longtemps ne put bouger un cil sans que les « marchés » ne s’émeuvent, ou encore Jimmy Wales, le fondateur de Wikipédia.

Le livre d’Ayn Rand (non traduit en français) « La révolte d’Atlas » a été diffusé à plusieurs millions d’exemplaires (et je parierais aisément que la très grande majorité des lecteurs de « L’instant » n’ont jamais entendu parler de ce « chef d’oeuvre »). Il n’est rien moins que considéré par les Américains comme l’ouvrage le plus important et surtout le plus influent après la Bible.

Ayn Rand qui a été professeur dans les plus grandes universités américaines (Yale, Princeton, Columbia, Harvard) a également écrit des romans et des scénarios. Son seul livre traduit en français porte le doux titre de « La vertu d’égoïsme ».

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(Fernand Léger)

 Ayn Rand a développé une pseudo théorie qui repose sur le principe suivant lequel l’individu est bon, que si chacun s’occupe de soi et de rien d’autre tout ira bien, qu’il faut laisser les gens tranquilles de faire ce qu’ils veulent (c’est leur liberté, n’est-ce pas?), qu’il ne faut en aucun cas faire preuve du moindre altruisme, qu’il n’y a dans chacun de nous aucune part de responsabilité vis-à-vis de la société et de la collectivité.

Elle a appelé ça le « libertarianisme » ou encore « l’objectivisme ».

Pour se donner un air « savant » elle a dit que tout cela c’était, son génie à elle en plus, la suite évidente d’Aristote, de Locke ou encore de Nietzsche.

La lucidité et l’intelligence d’Ayn Rand lui ont permis de dire que le succès de la mission Apollo 11 était un « triomphe moral« .

On peut assurer qu’Hitler aurait totalement triomphé si les Américains avaient écouté Ayn Rand. La « shoah » aurait sans doute été totale. Et la morale sauve, assurément!

Cette affirmation n’est pas formulée à la légère: Ayn Rand était formellement opposée à l’entrée en guerre des Etats-Unis. Et, nous avons bien lu: c’est la même Ayn Rand qui fut l’inspiratrice directe de Reagan et de Greenspan!

Le texte ci-dessus (cliquez, pour le lire sur l’icône pdf) est une réflexion sur ce que l’on peut faire dire aux mots. Qui ne sont pas les idées. Encore moins les idéaux. La « Liberté » est sans doute l’un des plus mal compris, des plus mal utilisés et qui sert le mieux à manipuler les consciences.

 



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